Qui sommes-nous ?

Ce blog a été réalisé en mai 2009 par quatre étudiants de l’EBD en gestion de l’information, dans le cadre d’un exercice pédagogique dont le thème était le web 2.0 et les pratiques collaboratives des bibliothèques françaises et anglo-saxonnes.

Pourquoi « gazouiller » dans nos bibliothèques

Le 21 avril dernier, Bibliobsession a consacré un billet au phénomène twitter (on en parle aussi ici), et énumère entre autres usages possibles (ou qui restent à inventer), ceux-ci :
* Rester en contact avec vos collègues.
* Lire les informations récentes.
* Avoir des infos sur les conférences auxquelles vous n’avez pu assister. Il y a des geek qui vous font des comptes-rendu des conférences ou qui vous donneront toutes les informations nécessaires pour y assister.
* Proposer un service de référence en ligne.
* S’en servir comme d’un carnet de notes.
* Partager des références.
* Annoncer les événements de la bibliothèque.
* Avertir les usagers des nouveautés
* Prévenir de la disponibilité d’ouvrages réservés.

Et comme le souligne notre bibliobsédé, bien d’autres usages pourraient être envisagés tels la géolocalisation ou bien une évaluation en temps réel des services d’une bibliothèque…

Par ailleurs plusieurs blogs anglo-saxons entretiennent des listes de bibliothèques connectées à twitter.

Et du côté de l’utilisateur ? Eh bien les choses ne semblent pas aussi roses qu’elles en aient l’air à voir les malheurs de Sophie (!) sur le blog Desperate librarian housewife : elle évoque ici le systême de fonctionnement pernicieux de la logique de classement et du « j’aime donc je suis » ou re-tweet (ou RT pour les accros aux acros !)  : « … un twitter twitte un tweet q’un autre twitter re-twitte, d’ou le RT…Mais très vite c’est devenu insupportable, la communauté étant quand même restreinte, beaucoup d’entre nous suivent les mêmes twitters et ont donc déjà eu l’info. Il arrive d’avoir jusqu’à 5 fois le même tweet, avec à chaque RT le nom de la personne qui s’ajoute au tweet d’origine, finissant par le rendre incompréhensible, surtout quand certains re-twittent leurs propres tweets, repris par d’autres ! Tout cela pour accroître la popularité du twitter et par là-même obtenir un meilleur classement ? »

Mais il n’y a pas que les français (en l’ocurrence française) à râler : même les américains s’y mettent ici aussi où le très sérieux ReadWriteWeb pointe le changement de politique de fonctionnement de twitter effectif le 12 mai et qui a été renversée moins de 24h plus tard.

Cependant force est de reconnaître que le phénomène Twitter prend de l’ampleur même s’il brille par son absence dans les bibliothèques (comme chez les fournisseurs) en France.



Les OPAC bientôt rattrapés par le web 2.0?

La lecture d’un livre s’effectue beaucoup moins rapidement que la lecture sur le web.

Les pratiques culturelles  ont beaucoup changé depuis quelques années. Dans les bibliothèques , les lecteurs réclament désormais  des catalogues d’accès public (OPAC)  dits de nouvelle génération où ils peuvent disposer d’une interface  plus intuitive au contenu  ludique et interactif grâce aux outils du web 2.0, conformes au standards de la culture numérique (immédiateté, personnalisation, contenus en ligne)

L’usager ne doit pas se sentir « frustré  » devant un catalogue avec lequel il a le sentiment de ne pas s’approprier véritablement les fonctionnalités de recherche.

Les bibliothèques sont donc amenées à revisiter leurs standards traditionnels en matière de configuration de catalogue en restant à l’écoute de ses lecteurs.

http://lebibwebzine.blogspot.com/2009/04/opacs-de-nouvelle-generation.html

Récession 2.0

C’est peut-être une question de culture et très probablement de structure économique des pays, mais la crise est évoquée avec beaucoup plus de sérieux sur les blogs anglo-saxons que sur les francophones. Alors que bibliopmo recommande des lectures et qu’affordance s’en moque poliment sur quelques articles, joining dots poste un billet optimiste sur les effets de la crise sur le web 2.0. Ou comment le réseau se verra au centre des nouvelles stratégies de gestion.

Bibliothèque, Internet et… politique ?

Peut-être avez-vous remarqué cette note dans une colonne de bibliobsession 2.0 :
« Contre Hadopi !
black-out de mon blog contre HADOPI : une loi absurde, inapplicable et dangereuse qui met en péril le web français, l’innovation, et les libertés fondamentales »

Plutôt engagé, et tranchant radicalement avec le ton habituellement bon enfant du site. Mais pouvait-il en être autrement ?

La loi HADOPI intéresse suffisamment les bibliothécaires pour que l’IABD propose l’ajout d’un amendement au projet de loi. Auparavant, l’association avait déjà manifesté son opposition au projet d’extension de la durée des droits voisins de 50 à 95 ans.

Voire une profession sortir de sa réserve pour donner son opinion sur une actualité politique n’a certes rien de nouveau. C’est un mécanisme nécessaire au fonctionnement de la démocratie, intervenant lorsque les décisions prises à haut niveau ont un impact sur le travail des professionnels, fréquemment dans le cas précis où la réalité du travail concerné ne s’accorde pas avec la vision qu’en ont les élites.

La nouveauté vient bien de la composante Internet. Les blogs, en qualité de moyen d’expression à titre personnel, sont désormais un outil privilégié pour exprimer un accord ou un désaccord. Mais cela ne s’arrête pas là : le net est devenu un outil indispensable au travail du bibliothécaire, et les lois qu’il juge nuisibles à l’utilisation de cet outil deviennent du même coup des menaces à mettre hors d’état de nuire. Dernièrement, c’est donc le projet de loi création et Internet qui a rencontré l’opposition des biblioblogueurs (1, 2, 3, 4, 5).

Les bibliothécaires, en qualité de gestionnaires de l’information, et désormais également fournisseurs d’information traitée de façon personnelle (via les outils 2.0), sont destinés à utiliser le net de façon de plus en plus « fusionnelle » – au point (peut-être) de devenir leur espace de travail principal. Mais cet espace se trouve également convoité par la classe politique, dans le cadre de la communication, de la législation mais également d’une connaissance de l’information y circulant. Il est donc très probable que le net soit, dans un avenir proche (ou peut-être est-ce déjà le cas ?), le terrain où les univers de la politique et des bibliothèques entreront en collision, avec les conséquences que cela implique au niveau de la pratique professionnelle des concernés.

Tutoriel : Comment créer un blog en bibliothèque ?

Ce tutoriel téléchargeable ici au format powerpoint a été réalisé par Thomas Chaimbault (merci au blog  Fibe « S »), et comprend les chapitres suivants :

1 Qu’est ce qu’un blog?

-définitions
-typologie
-objectifs et limites

2 Créer son blog

3 Utilisation des blogs en bibliothèque

Pourquoi ai-je créé un biblioblog ?

Article métaphysique ?

Nous, étudiants de l’EBD, savons pourquoi nous créons un blog, mais vous, bibliothécaire, pourquoi vous-y êtes-vous mis ? Eventuellement, pourquoi vous vous y mettriez ?

En manque d’inspiration quant à ma nécessaire participation à ce blog, j’ai souhaité en tout premier lieu poser cette question. Après tout, nous avons récolté énormément d’informations pour le concevoir, et savoir par où commencer n’est pas chose aisée lorsqu’on n’est pas encore imprégné de la réalité de la biblio-blogosphère. C’est pourquoi faire connaissance me semble être un bon début.

Commençons au hasard : « Bruit et Chuchotements ». Approche personnelle, profil très succinct mais apprenant néanmoins que l’auteur est bibliothécaire municipal et créateur de Bibliopedia. Le wiki étant un agrégateur d’information plus puissant qu’un blog, on peut penser que le second permet une expression plus personnelle dans un cadre informel. La présentation du blog (trouvée dans les plus anciennes archives) nous en apprend davantage : l’auteur s’intéresse à l’impact des bibliothèques sur le monde de l’information, sous la problématique suivante : « Quel est le rôle réel que jouent (ou pourraient jouer) les bibliothèques et la lecture dans l’espace public, la culture, la compréhension du monde ? ». Ce n’est donc pas tant un blog d’actualité qu’un blog « penseur » d’un professionnel sur le monde qui l’entoure.

Soit. Voyons ce qu’il en est ailleurs. Je clique sur le lien « bibliobsession 2.0 » de notre netvibes. Approche personnelle ET informelle, ton très libre – mais présentation agréable, très soignée. Ici, la page « qui suis-je » ne donne qu’une adresse mail pour contacter l’auteur (et une image), aucune information. Archives les plus anciennes ? Toujours rien. L’idée du blog se trouve en fait sur une courte page titrée « le bouillon du bibliobsédé », et se présente sous la forme de différents domaines précédés de « Actualités et débats sur ». Il est donc peu question de l’auteur ici, du moins autrement que par son point de vue sur l’actualité. C’est un blog de passionné qui parle de ses centres d’intérêt.

Un peu plus loin, je clique sur « sous la poussière ». Blog étranger (suisse), très sobre. Un onglet « à propos de ce blog », je clique. Un message clair et concis sur l’auteur et les objectifs du blog : un « carnet de notes en ligne » sur « l’utilisation des technologies de l’information dans le monde des archives ». Ici, le blog devient l’outil de travail de l’archiviste, au sens le plus professionnel du terme, mais utilisé de façon collaborative (partagé).

Et pour conclure, le blog de la fin sera anglophone : « Joining dots » est un blog extrêmement professionnel, du moins dans sa démarche. Ce n’est pas un biblioblog à proprement parler, puisque son auteure n’est pas bibliothécaire, mais l’idée directrice concerne l’univers des bibliothèques et se rapproche et se rapproche de celle de « bruit et chuchotements » : « étudier ce qui arrive lorsque l’information, la technologie et les personnes entrent en contact ». Le blog est en revanche davantage tourné vers l’entreprise, et se présente en conséquence comme un outil fonctionnel avant tout : les analyses sont ici professionnelles. Cependant, et de l’aveu de l’auteure, la fréquence de mise à jour souffre de cet aspect…

Créer un biblioblog est donc loin d’être une démarche futile, mais il est nécessaire de savoir quels objectifs se donner et mesurer les pours et contres. Le meilleur moyen d’en prendre conscience est de découvrir ce qui a été fait, et ce qui peut encore avoir son utilité.