Pourquoi « gazouiller » dans nos bibliothèques

Le 21 avril dernier, Bibliobsession a consacré un billet au phénomène twitter (on en parle aussi ici), et énumère entre autres usages possibles (ou qui restent à inventer), ceux-ci :
* Rester en contact avec vos collègues.
* Lire les informations récentes.
* Avoir des infos sur les conférences auxquelles vous n’avez pu assister. Il y a des geek qui vous font des comptes-rendu des conférences ou qui vous donneront toutes les informations nécessaires pour y assister.
* Proposer un service de référence en ligne.
* S’en servir comme d’un carnet de notes.
* Partager des références.
* Annoncer les événements de la bibliothèque.
* Avertir les usagers des nouveautés
* Prévenir de la disponibilité d’ouvrages réservés.

Et comme le souligne notre bibliobsédé, bien d’autres usages pourraient être envisagés tels la géolocalisation ou bien une évaluation en temps réel des services d’une bibliothèque…

Par ailleurs plusieurs blogs anglo-saxons entretiennent des listes de bibliothèques connectées à twitter.

Et du côté de l’utilisateur ? Eh bien les choses ne semblent pas aussi roses qu’elles en aient l’air à voir les malheurs de Sophie (!) sur le blog Desperate librarian housewife : elle évoque ici le systême de fonctionnement pernicieux de la logique de classement et du « j’aime donc je suis » ou re-tweet (ou RT pour les accros aux acros !)  : « … un twitter twitte un tweet q’un autre twitter re-twitte, d’ou le RT…Mais très vite c’est devenu insupportable, la communauté étant quand même restreinte, beaucoup d’entre nous suivent les mêmes twitters et ont donc déjà eu l’info. Il arrive d’avoir jusqu’à 5 fois le même tweet, avec à chaque RT le nom de la personne qui s’ajoute au tweet d’origine, finissant par le rendre incompréhensible, surtout quand certains re-twittent leurs propres tweets, repris par d’autres ! Tout cela pour accroître la popularité du twitter et par là-même obtenir un meilleur classement ? »

Mais il n’y a pas que les français (en l’ocurrence française) à râler : même les américains s’y mettent ici aussi où le très sérieux ReadWriteWeb pointe le changement de politique de fonctionnement de twitter effectif le 12 mai et qui a été renversée moins de 24h plus tard.

Cependant force est de reconnaître que le phénomène Twitter prend de l’ampleur même s’il brille par son absence dans les bibliothèques (comme chez les fournisseurs) en France.



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Tutoriel : Comment créer un blog en bibliothèque ?

Ce tutoriel téléchargeable ici au format powerpoint a été réalisé par Thomas Chaimbault (merci au blog  Fibe « S »), et comprend les chapitres suivants :

1 Qu’est ce qu’un blog?

-définitions
-typologie
-objectifs et limites

2 Créer son blog

3 Utilisation des blogs en bibliothèque

Outils participatifs en bibliothèque

A l’occasion d’une intervention lors d’une journée professionnelle au CNFPT d’Angers, Olivier Andrieux, qui tient le blog Affordance, a mis à disposition un slide flash intitulé : Outils participatifs en bibliothèques : panorama des enjeux et des problématiques
Il a l’avantage d’exposer la problématique de l’utilisation des outils participatifs en bibliothèque.

Qu’est ce qu’une application de catalogage social ?

J’utilise ici le terme « wikipédia » pour mettre un nom sur ces sites que certains connaissent déjà

Je parle de Librarything, Babelio, pour les plus connus (ceux que j’ai testés en tous cas) mais aussi Libfy, Booksiread, lib.ario.us, ulike.net ou même l’Agora des livres.

Ce sont des sites qui permettent de partager en ligne des catalogues, dans une optique très  2.0. Chaque internaute catalogue et partage sa bibliothèque avec des possibilités d’interagir entre les différents « fonds ».  Les descriptions bibliographiques et métadonnées s’enrichissent d’elle-même par le procédé communautaire.

On peut trouver des sites similaire pour la musique : Discog, Last.fm ; pour les films : flixster, ulike.net.

Chacun de ces sites mets à disposition un forum ou l’on peut voir des petits groupes de bibliothécaires  discutés sur l’usage d’un tel site. Beaucoup sont prudent  et se contente de mettre en ligne leur bibliothèque personnelle, tout en surveillant constamment l’utilisation que font les lecteurs de ces sites.

Lifby a particulièrement retenu mon attention, il possède de nombreuses similitudes avec les bibliothèques physiques. Dés la page d’accueil l’internaute est attiré par un onglet : « j’emprunte un livre », celui-ci permet d’accéder à une pléiade de moyen pour trouver le document choisis, notamment des liens vers les bibliothèques, les librairies les plus proches possédant ce livre, mais aussi la mention d’amis ou des personnes proches géographiquement pouvant vous prêter le livre.

Téléchargement musical ou streaming, quelle future offre en ligne pour les bibliothèques?

Les bibliothèques vont être obligées de s’adapter en matière d’offre musicale. En effet suite à une réduction annoncée de production de disques-compacts, les usages documentaires du web 2.0 vont être de plus en plus sollicités.

Les utilisateurs voudront être au mieux informés des nouveautés et réclameront sans doute des contenus beaucoup plus explicites. Les nouveaux moyens mis en place  permettront de remonter directement à la source d’un site ou d’un blog sur un artiste afin de le découvrir et l’écoute musicale s’effectuera sur l’ordinateur de l’usager via internet grâce à un abonnement par flux de la bibliothèque. En somme, avec toutes les possibilités du web 2.0, internet ne doit plus être considéré comme un obstacle ou un concurrent à la bibliothèque mais au contraire un précieux allié.

http://www.xaviergalaup.fr/blog/2009/05/16/telechargement-ou-streaming-quelle-offre-en-ligne-pour-les-bibliotheques/#more-248

Le marketing 2.0 et les bibliothèques

Tout a démarré avec la lecture de trois billets ( en fait quatre pour être précis…) : tout d’abord « The transparent library » et « Library PR 2.0 » sur le blog LibraryCrunch, puis « Une vision originale du marketing des bibliothèques » sur le blog québecois Bibliofusion, avec un lien vers l’enquête LibQual+ sur les attentes et perceptions des usagers, et enfin les commentaires d’Olivier Tacheau sur son blog Le nombril de Belle Beille et notamment dans une présentation flash ici, dont l’intitulé est éloquent : « LibQual+ et Cie… Baiser de la mort ou survie ?… »

De quoi s’agit-il ? (ce qui suit est un résumé du billet « Marketing des bibliothèques et web 2.0 » sur Bibliofusion)

(Début de citation) Le marketing donne un cadre d’analyse et d’intervention particulièrement important pour les bibliothèques dans le contexte de transformation intense auquel elles sont maintenant confrontées. L’affluence des bibliothèques diminue et se déplace vers le Web depuis dix ans, il ne faudrait pas que la relation avec les usagers en pâtisse avec l’émergence du Web 2.0 qui questionne le rôle et la place des bibliothèques dans le nouvel environnement informationnel.

map_online_communities_p.jpg

La bibliothèque se trouve dans un nouveau territoire en constante mutation et la “compétition” pour l’attention des internautes y est très forte. Une “carte des communautés Web” illustre bien ce territoire sans boussole. Ou se situe la bibliothèque sur cette carte? Elle n’est peut-être plus dans le radar de beaucoup d’usagers devenus autonomes (ce qui est bien) dans leurs recherche d’information. Le produit traditionnel de la bibliothèque (la collection) n’est plus à même de lui servir d’appui principal pour ses stratégies de marketing. Le livre, la revue, base de données et autres produits documentaires ne sont plus suffisant pour rendre la bibliothèque attrayante auprès de ses usagers. Bref, d’un point de vue marketing, la bibliothèque ne peut plus se contenter d’être associée au “livre“ (ou document) et encore moins faire sa promotion sur cette base!

L’usager a toujours été au coeur des préoccupations de la bibliothèque et elle s’est toujours adaptée à de nouvelles réalités. (fin de citation)

Voici le cadre posé, maintenant on parle de marketing 2.0, à ce sujet faire un tour sur le blog de Brian Solis (PR 2.0) qui tente de redéfinir la notion de médias sociaux, définition en gestation et qui est loin de faire l’unanimité. Pourquoi d’ailleurs limiter la définition de ces réseaux à Internet alors que certains utilisent le téléphone mobile comme plateforme (sms,mms etc…) ?

A ce sujet, voir  Wikipedia, dont la définition ne fait pas non plus l’unanimité chez les bloggueurs : l’expression « médias sociaux » recouvre les différentes activités qui intègrent la technologie, l’interaction sociale, et la création de contenu. Les médias sociaux utilisent l’intelligence collective dans un esprit de collaboration en ligne. Par le biais de ces moyens de communication sociale, des individus ou des groupes d’individus qui collaborent créent ensemble du contenu Web, organisent le contenu, l’indexent, le modifient ou font des commentaires, le combinent avec des créations personnelles. Les médias sociaux utilisent beaucoup de technologies, telles que les flux RSS et autres flux de syndication Web, les blogs, les wikis, le partage de photos (Flickr), le vidéo-partage (YouTube), des podcasts, les réseaux sociaux, le bookmarking collaboratif, les mashups, les mondes virtuels, les micro-blogs, et plus encore.

Revenons maintenant aux quelques principes énoncés sur le site LibraryJournal.com par Michael Casey (Information Technology Division Director, Gwinnett County Public Library, Lawrenceville, Etat de Georgie, coauteur de « Library 2.0. ») et Michael Stephens (Assistant Professor, GSLIS, Dominican University, River Forest, Ett de l’Illinois,  auteur de « Web 2.0 & Libraries ») :

Donner à chacun la possibilité de s’exprimer: mettre à disposition en ligne et physiquement les moyens permettant à tous les acteurs de la bibliothèque de s’exprimer, réagir et suggérer des solutions. Il ne reste plus qu’à rajouter un forum électronique ou un blog ainsi que des réunions publiques et le « tour est joué ». Votre objectif est d’impliquer votre communauté, même si cela reste limité aux murs de votre institution ou dans les limites de votre pare-feu (intranet). Incitez les participants à la confiance et au respect… Sans crainte d’être sanctionné pour les opinions exprimées.

Jouer « fair play » et rester constructif : la boîte de suggestion ou le blog ne sont pas une tribune libre ni un lieu pour les réglements de comptes. Les administrateurs ne devraient pas laisser la peur ou la perte de contrôle les dissuader de mettre en oeuvre une bonne idée. Proposez vos idées sous une forme accessible aux décideurs en leur montrant le retour sur investissement (NdT : point important, de nombreuses bibliothèques sont des institutions privées et payantes aux Etats-Unis). Les bonnes idées restent rarement ignorées… (si vous le dites)

Prenez soin de votre communauté : tout un chacun a un intérêt dans la bibliothèque, même ceux qui ne sont pas des usagers.  Leur support financier sera peut être requis un jour ou l’autre… (une problématique typiquement US qui nous concerne moins les français)

Prendre le risque d’accepter l’anonymat : ceci peut encourager des gens qui ne se seraient autrement jamais manifestés à partager leurs observations et suggestions.

Dire la vérité (!) : les mensonges ne marchent pas. L’honnêteté est le meilleur moyen pour proposer des initiatives, et assurer leur succès.

Focalisez vous sur une politique centrée sur l’usager plutôt que de le faire fuir (!) : modes de fonctionnement, besoins de l’usager, et la triste réalité de temps économiquement durs signifient que nous devons réévaluer nos missions, nos services et notre politique.

A ce sujet, lire l’initiative de Brian Hertzog et sa « Journée de l’Usager » (qui la compare à : « un sheriff qui passerait une semaine dans sa propre prison » !!!)

(Et pour finir) :Voyez votre bibliothèque au travers du regard de vos usagers. (traduction et commentaires par l’auteur du billet)

Tout cela est bel et bon (Ah, ces américains…). Et chez nous :

LibQual+ est un ensemble d’outils offerts aux bibliothèques désireuses de solliciter, de suivre l’évolution, de comprendre et d’agir sur les opinions émises par leurs usagers sur la qualité des services reçus. Cet ensemble d’outils est offert aux bibliothèques par l’Association of Research Libraries (ARL). L’élément principal du programme est constitué d’un sondage Web testé de façon rigoureuse et accompagné de formations visant à aider les bibliothèques à évaluer et à améliorer leurs services, à changer la culture organisationnelle et à faire la promotion de la bibliothèque.

C’est une démarche qui a été suivie à la BU d’Angers avec le point de vue d’Olivier Tacheau, animateur du blog « Le Nombril de Belle Beille », ici (les héros sont fatigués).

Par ailleurs, les résultats de l’enquête LibQual+ menée à Angers, sont analysés ici (il s’agit du blog Librarian Assessment, qui est tout à fait français comme son nom ne l’indique pas)

Conclusion:

Une réalité indéniable : le paysage change et les lignes bougent. Les Américains sont au mieux enthousiastes, au pire pragmatiques (les bibliothécaires d’outre-atlantique ont d’ailleurs intérêt à manifester leur dynamisme, car pour eux c’est leur poste qui est en jeux, on est dans le règne de l’entreprise privée ou il faut « prouver » son efficacité. C’est d’ailleurs bien exprimé ici, et en plus avec humour), alors que côté français, je cite :

« …sur la nécessité pour les “décideurs” en bibliothèque de communiquer avec leurs usagers, leurs personnels et leurs pairs… me donne l’occasion de redire ici pourquoi nous expérimentons, pourquoi nous faisons savoir, pourquoi nous animons des blogs professionnels, pourquoi nous communiquons tant sur nos réalisations, nos projets, nos interrogations, nos réflexions :

– parce que nous souhaiterions que les autres fassent de même
– pour mettre en commun de bonnes pratiques ou de bonnes idées
– pour dire ce qui ne marche pas et éviter à d’autres de s’y fourvoyer
– pour partager des outils et faire gagner du temps ailleurs
– pour trouver des partenaires sur des projets communs
– pour être dans le champ de vision de nos tutelles : on bouge encore…

certains pensent et disent que nous en faisons trop et ne voient là qu’une question d’égo reposant sur du vent, de l’esbroufe en somme… peut-être. D’autres s’engouffrent dans la brèche pour étayer leur discours légitimiste (Libqual : quelle horreur, les readers : un gadget, l’animation culturelle : une gageure, les ressources électroniques : un pis-aller…et dénoncer ces pratiques juvéno-futilo-gadgeto technicistes qui auraient contaminé le territoire sacré de la bibliothèque, oubliant au passage de voir derrière l’”effet loupe” et la formidable caisse de résonance assurée par Internet… »

(citation du blog d’Olivier Tacheau).


Google Reader Versus Netvibes, Delicious Versus Diigo et Twitter dans tout ça ???

Il y a quelques mois plusieurs blogs ont comparé les défauts et avantages de deux agrégateurs de flux Rss, Gooogle Readers et Netvibes :

ils soulignent notamment l’usage plus professionnel de GoogleReaders, plus efficace pour effectuer une veille poussée, et d’autre part mettre en évidence l’aisance d’accès à Netvibes, plus facile à prendre en main et plus ergonomique.

D’un côté Google à ajouté plusieurs extensions à son reader pour rattraper un retard qu’il avait sur Netvibes. De l’autre, on observe que Netvibes est généralement plus utilisé.

Cependant l’usage des deux outils diffère sensiblement. Même s’il s’agit là incontestablement de deux agrégateurs, on observe des différences notables :

  • Google Readers : veille professionnelle, efficacité, lisibilité (sur un modèle Google, très ressemblant au Gmail)
  • Netvibes : veille plus personnelle, widget personnel, ergonomie (thèmes), facilité de prise en main, utilisé pour de la veille collaborative ou de la diffusion d’information (univers Netvibes)

Note : Il me semble qu’il faut tester les deux outils !!! Et se faire son propre avis soi même. L’usage que l’on veut en faire influera aussi sur le choix.

De même, il y a peine un ou deux mois, nous avons vu plusieurs biblio-bloggeurs effectuer une migration chez « Diigo ». Avec l’apparition de ce nouveau site de bookmarking, de nouveaux comparatifs s’engagent entre un Diigo novateur et un Delicious qui n’a plus le monopole.

  • Voilà de nombreux liens qui montrent un net mouvement en faveur de Diigo:

http://www.vagabondages.org/post/2009/03/13/Diigo-acquiert-Furl

http://descary.com/diigo-un-delicious-puissance-dix/

http://christytucker.wordpress.com/2008/03/29/diigo-or-delicious-for-beginners/

  • Cependant Delicious à exercé un monopole depuis un certain temps et pour ce genre de site basé sur la folksonomie, plus on est de fous mieux on est. Diigo montre certes un bon démarrage, mais pour quelqu’un voulant optimiser ses bookmarks ou suivre un maximun de bloggeurs dans leur cheminement sur le Net, un site possédant le maximum d’usager n’est il pas davantage pertinent ?

A voir…

  • Et Twitter dans tout ça ??

Parallèlement un nouvel outil apparaît : Twitter petit ovni qui bouleverse les usages de nos professionnels qui se plaisent à l’utiliser sans trop savoir pourquoi ?

Peut-être un début de réponse dans ces liens :

http://www.biblioroots.fr/2009/05/12/twitter-pour-ameliorer-sa-veille-part-1-les-oiseaux-a-suivre/

http://sophiebib.blogspot.com/2009/04/twit-twit-et-re-twit.html

http://technothecaire.blogspot.com/2007/05/le-courriel-sest-dmod-la-messagerie.html

http://www.laconjuration.net/notes/?2008/05/16/137-twitter

Les usages en bibliothèques.

Articles qui insèrent les outils précédemment cités dans le monde de la bibliothèque (tutoriels, explications, autres…)

Netvibes

http://memoire2silence.wordpress.com/2009/03/23/outils-de-veille-ou-comment-sapproprier-netvibes-dans-les-biblitoheques/

Delicious

http://www.bibliobsession.net/2007/10/10/la-bibliotheque-de-la-sorbonne-sur-delicious/

Twitter

http://bibliotheque20.wordpress.com/2009/04/14/twitter-en-bibliotheuqes/